Pourquoi disséminer des jardins d’abeilles ?

Le nombre de ruches nécessaires à une bonne pollinisation des fleurs n’est plus suffisant dans certains endroits du fait de la raréfaction tant des abeilles que celle des apiculteurs. « La couverture pollinique minimale estimée à 2 ruches par kilomètre carré n’est plus assurée dans de nombreux secteurs en particulier dans les Vosges. » Lorraine et Apiculture, Dr Becker

Par ailleurs, les ruches sont principalement concentrées sur des ruchers localisés pour des raisons pratiques pour l’apiculteur ou suivant les capacités mellifères du secteur.

Or, les abeilles mellifères ne pollinisent que dans un rayon de deux à trois kilomètres à partir de leur ruche. Qu’il y ait une ruche ou 100 ruches au même endroit, la pollinisation ne sera donc assurée que dans un rayon de 3 kilomètres au plus à partir de cet endroit.

De plus, la concentration de ruches implique :

  • un terrain favorable à la propagation des maladies ou parasites. Assurer la multiplicité des ruchers, c’est aussi multiplier les chances de survie et de réservoirs sains.
  • Une concurrence parfois non soutenable pour les autres insectes pollinisateurs

« Si l’on encourage trop l’Abeille domestique, on augmente le risque de déprimer les espèces sauvages cohabitantes, et, par là les plantes sauvages. Un bon exemple est fourni par l’orchidée Ophrys apifera. Cette orchidée est fécondée par la seule abeille sauvage Eucera longicornis. Or cette abeille se nourrit presque exclusivement sur les légumineuses. Si l’on sature tous les champs et talus des environs d’Abeille domestique, la population d’Eucère, inévitablement, va décliner et avec elle, ensuite, les peuplements adjacents d’Ophrys apifera. » Courrier de l’environnement de l’Inra no 54 septembre 2007, http://www.inra.fr/dpenv/pdf/GadoumC54.pdf

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