Une ruche de biodiversité dans mon jardin?

Apicool accompagne les nouveaux jardiniers d’abeilles, particuliers et agriculteurs, désireux de faire de leur bout de terre un îlot de biodiversité. L’accompagnement apicool doit se comprendre comme une découverte des abeilles, une initiation au suivi d’une ruche. Aujourd’hui, les conditions de survie des abeilles sont difficiles et intègrent de nombreuses problématiques (biodiversité végétale, produits phytosanitaires, prédateurs, varroa…). Les mortalités ne sont pas rares et apicool adopte une approche plutôt naturaliste dont l’objectif premier est le développement des abeilles avec le minimum d’intervention humaine. Une récolte de miel reste tout à fait aléatoire, demandera un peu de pratique et aussi certainement quelques piqûres.

L’accompagnement apicool :

– trois demi-journées thématiques théoriques au siège social de l’association : les fleurs, les abeilles (mellifères et sauvages), la vie au rucher (quelle ruche, quel objectif ?) (pas d’accompagnement sans participation à ces cours)

– l’installation de la ruche et de l’essaim

– le matériel de base au suivi de la ruche

– un accompagnement pour les gestes de base et le suivi administratif

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Combien cela coûte ?

Il faut compter une ruche 120 euros + un essaim 100 euros + matériel de base environ 70 euros. (Environ 300 euros, bien en-delà d’un investissement à objectif apicole).

Apicool souhaite rendre le monde de l’abeille accessible à tous par l’installation d’une ruche nichoir et un accompagnement bénévole.

Quand c’est possible, nous cueillons un essaim et cela réduit d’autant les frais de départ.

N’hésitez pas à nous contacter pour plus de renseignements.

Mai 2015, installation d’un essaim dans la ruche sauvage de Roland. L’essaim récupéré sous un thuya est posé sur le tapis blanc.

Une fois la reine rentrée, la colonie suit dans la nouvelle demeure.

Apicool installe la ruche nichoir de Gilbert et Françoise Veuille car

« Une cause possible et oubliée de morbidité est la conduite de rucher fondée sur la récolte intensive, oubliant les besoins physiologiques de l’abeille. La surexploitation, la transhumance sont aussi responsables de carences nutritionnelles, de contaminations inter-ruches et de surmenage comme le notait déjà l’Abbé Warré (1951) ».

Est-ce que c’est le surmenage qui tue les abeilles”, cite des interrogations de scientifiques sur les méthodes employées par l’apiculture industrielle et qui pourraient contribuer à la disparition brutale des ruches. L’apiculture industrielle telle qu’elle est pratiquée aux Etats-unis n’est pas différente des autres types d’élevage intensif. Même si les abeilles ont plus de liberté de mouvement que n’importe quel autre animal d’élevage, une exploitation apicole commerciale ressemble plus à une cité HLM qu’à un pré campagnard. Les ruches sont alignées rangées après rangées, serrées les unes contre les autres. Dans la nature, on trouve au maximum trois à quatre ruches par kilomètre carré. Une colonie sauvage dispose d’une alimentation variée, tirant son alimentation du pollen et du nectar de milliers de différents types de plantes. Dans une exploitation industrielle, pour compenser le nombre déclinant de fleurs disponibles, les éleveurs leur fournissent de la mélasse de maïs à forte teneur en fructose – le même additif sucré qui est, entre autres, à l’origine des problèmes de mauvaise hygiène alimentaire chez les humains. Et tout comme les autres animaux d’élevage industriels, les abeilles sont stressées quand on les parque dans des grands ensembles et quand on les déplace fréquemment, comme c’est le cas avec les ruches aux Etats-unis, transportées par camion d’une région à l’autre du pays. Le stress rend les abeilles plus vulnérables aux parasites et aux maladies, diminue leur capacité à fonctionner naturellement.” On peut voir la même chose dans nos contrées.

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