Apicool

Autour de l'abeille… imaginez, créez, valorisez !       ---Nos actualités

Honey bees washing : les ruches domestiques, la biodiversité négative

février17

Un article de Guillaume Lemoine qui met le point sur le i de Api.

Honeybees washing

 

Cires gaufrées ou cires naturelles ?

janvier10

 

l’article complet ici Cires gaufrées

La BD : drôle de rencontre !

septembre1

Cette BD a été réalisée par les enfants de la classe CP de Marianne Kayser à Roussy-le-Village. Pour découvrir le rôle, la vie et l’importance des abeilles solitaires.

BD-4

Télécharger ici BD

Un livret d’identification des abeilles sauvages

septembre1

livret_identification_abeilles

Télécharger ici livret_identification_abeilles

Boites en plastiques. Vaches à miel. Burn out.

juillet5

Au départ, les abeilles sont sylvicoles; Elles nichent dans des arbres creux en forêt.
Aujourd’hui, je vois de plus en plus de ruches en plastiques. Cela me laisse interrogative et me questionne quand à la prochaine étape dans l’industrie apicole.

Télécharger l’article complet Boitesplastiques

Des abeilles domestiques pour favoriser la biodiversité ?

juillet4

Considérée comme l’un des symboles de la qualité de notre environnement, ou plutôt comme le témoin gênant de sa dégradation, l’Abeille domestique et ses races allochtones (exotiques) deviennent paradoxalement, par effet de mode et matraquage médiatique, l’image d’une nature préservée ! Pourtant en ville comme dans les espaces naturels préservés, les abeilles domestiques «améliorées» ne sont probablement pas indispensables, ni nécessaires, au bon fonctionnement des écosystèmes… et l’arrêt de l’apiculture telle qu’elle est pratiquée dans nos régions du nord-ouest européen n’aurait probablement pas d’impact négatif sur les écosystèmes en question. Les promoteurs de & l’Abeille domestique dans les discours médiatiques, politiques et environnementalistes ignorent bien trop souvent le reste des pollinisateurs sauvages (Anthophila, Lépidoptères, Syrphes…), leurs rôles et leurs diversités. Ils placent régulièrement l’Abeille domestique sur un piédestal, en considérant à tort qu’Apis mellifera est, à l’image de l’homme, l’abeille la plus évoluée et qu’elle se trouve au sommet d’un arbre phylogénétique (classification) alors qu’elle appartient à un genre peu diversifié (8 espèces) et se trouve au même niveau que de nombreuses autres espèces dans l’histoire de l’évolution (Michez, 2007). Une politique qui viserait à préserver les pollinisateurs et leurs rôles pour la biodiversité des écosystèmes devrait d’abord se préoccuper des abeilles sauvages, des insectes de façon globale et de la préservation et de la restauration de leurs habitats et conditions de vie.

Lemoine 2016-Ardenne et Gaume-Parcs et Réserves 71_2

Lemoine 2016-Ardenne et Gaume-Parcs et Réserves 71_2

Les principaux genres d’abeilles sauvages de France

octobre9

Ci-joint un article synthétique pour y voir plus clair sur les différents genres d’espèces d’abeilles sauvages en France, par Guillaume Lemoine.

Lemoine 2015. genres abeilles. SENF 355

Rencontre avec les pollinisateurs

août28

Une brochure synthétique pour découvrir l’importance des pollinisateurs.

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Rencontre-avec-les-pollinisateurs.html

Des ruches oui mais …

juin28

SUR LA COEXISTENCE ENTRE L’ABEILLE DOMESTIQUE ET LES ABEILLES SAUVAGES

Rapport de synthèse sur les risques liés à l’introduction de ruches de l’abeille domestique (Apis mellifera) vis-à-vis des abeilles sauvages et de la flore

Extraits

« L’introduction de ruches de l’abeille domestique (Apis mellifera) dans les réserves naturelles ou les espaces sensibles entraîne trois types de risques : (i) une compétition avec les abeilles sauvages pour la nourriture (pollen & nectar), (ii) des transmissions de maladies contagieuses vers les espèces sauvages indigènes, et (iii) une modification des patrons de flux de pollen entre plantes pouvant entraîner une perturbation de la reproduction des plantes et une modification de la composition des communautés végétales. Tous ces risques sont avérés par plusieurs études publiées dans des revues scientifiques internationales avec comité de lecture. »

« Si elle (l’abeille domestique) est indigène chez nous, il n’empêche que les densités de ruches observées aujourd’hui et dans nos régions dépassent de loin ce que furent les populations “sauvages” d’Apis mellifera. »

« Rappelons que la France compte une seule espèce d’abeille domestique, celle qui fait du miel, mais aussi près d’un millier d’espèces d’abeilles sauvages. Ces espèces d’abeilles sauvages, qui comprennent aussi tous les bourdons, sont très différentes les unes des autres, au même titre que le sont les espèces d’oiseaux ou de papillons de nos régions : chacune a une identité propre caractérisée par sa morphologie, ses besoins alimentaires, sa période d’activité, etc. »

« On est donc loin de l’organisation de l’abeille domestique en colonies de plusieurs dizaines de milliers d’individus par ruche, avec plusieurs milliers d’ouvrières qui, quelle que soit la saison et dès que le temps le permet, s’activent toute la journée sur toutes les fleurs disponibles. En conséquence, l’installation de ruchers dans tous types de milieux, la dominance numérique de l’abeille domestique, son aptitude à récolter du pollen simultanément sur une très grande variété d’espèces en toutes saisons contribueront à limiter la nourriture des espèces sauvages, peu populeuses et qui ne dépendent que de certaines plantes. »

« L’anthidie à manchettes (Anthidium manicatum) par exemple, une espèce que l’on peut rencontrer dans les parcs et jardins, a besoin de tout le pollen produit par plus de 1000 fleurs de sauge (Stachys recta, Lamiaceae) pour assurer la croissance d’une larve qui donnera une seule abeille de la génération suivante (Müller et al. 2006). De même, on estime qu’une population de 50 femelles d’Andrena hattorfiana doit avoir accès au pollen produit par 920 knauties (Knautia arvensis) pour se maintenir localement (Larsson & Franzen 2007). Or, les deux plantes pré-citées sont également visitées par les ouvrières de l’abeille domestique. Dernier exemple : la femelle du chélostome des campanules (Chelostoma rapunculi) doit récolter le pollen total de 13 fleurs de campanules raiponce (Campanula rapunculus) pour produire une larve et chaque femelle produit en moyenne 4,5 cellules par nid. Pour qu’une population soit viable il faut plusieurs dizaines, souvent plusieurs centaines de femelles de la même espèce. Ainsi, maintenir des communautés abondantes et diversifiées d’abeilles sauvages nécessite donc beaucoup d’espèces florales et beaucoup de fleurs de chaque espèce. »

« Or, en combinant les données chiffrées de plusieurs auteurs sur la masse de pollen récoltée en moyenne par les abeilles domestiques dans nos régions (20 à 50 kg par ruche et par an) et sachant qu’une ouvrière doit parfois visiter plus de 80 fleurs pour récolter l’équivalent d’une charge de deux pelotes (de 8 à 20 mg chacune en fonction de l’espèce végétale visitée), on en déduit que du printemps à l’automne les butineuses d’une seule ruche effectueront entre 80 à 200 millions de visites florales. Même si l’on considère que certaines fleurs peuvent être visitées plusieurs fois, la disproportion avec les chiffres précédents relatifs aux abeilles sauvages est énorme. »

« Contrairement aux abeilles sauvages qui sont essentiellement présentes à quelques centaines de mètres de leur nid, l’abeille domestique couvre une zone de fourragement très étendue : si les ouvrières visitent en général les fleurs dans l’environnement immédiat de la ruche, elles sont aussi capables de parcourir plusieurs kilomètres au départ de la ruche pour exploiter des ressources alimentaires abondantes. »

« Enfin, le nombre d’ouvrières d’une seule ruche étant en moyenne du même ordre de grandeur (voire supérieur) à l’ensemble des individus d’abeilles sauvages présents dans un rayon de quelques centaines de mètres (correspondant au rayon d’action moyen des abeilles sauvages), il importe de prendre conscience du fait que ce déséquilibre numérique en faveur de l’abeille domestique, le recouvrement alimentaire avec les plantes visitées par les abeilles sauvages et surtout les quantités importantes de pollen et de nectar ramenées à la ruche par les ouvrières sont à l’origine de risques réels de compétition entre l’espèce domestique et la biodiversité des espèces sauvages. »

Par ailleurs…

« Aux États-Unis, 11 espèces d’hyménoptères appartenant aux genres Andrena, Bembix, Bombus, Ceratina, Polistes, Vespula et Xylocopa ont été trouvées porteuses de un ou plusieurs virus de l’abeille domestique : le virus des ailes déformées, le virus du couvain sacciforme, le virus de la cellule de reine noire et le virus de la paralysie aigüe d’Israël (Singh et al. 2010). Fait notable, seuls des hyménoptères piégés à proximité de ruchers infectés par ce dernier virus, ont été trouvés porteurs mais aucun hyménoptère capturé à proximité de ruchers non infectés – ce qui confirme bien que l’infection venait vraisemblablement des ruchers et non des populations d’hyménoptères sauvages; »

« En Grande-Bretagne, une autre équipe a démontré que l’infection de l’abeille domestique et de 6 espèces de Bombus par le virus des ailes déformées ou par Nosema ceranae étaient liées. Là encore, c’est bien à partir des ruchers infectés par ce virus que celui-ci s’est propagé aux populations de bourdons – et non l’inverse. »

« Pour endiguer voire contrer le déclin des abeilles domestiques, certains préconisent l’installation et la multiplication des colonies (ruches) dans les habitats (semi-)naturels, les réserves naturelles, ainsi que dans les villes ou dans les parcs industriels. Ces introductions promettent “un développement extrêmement positif du point de vue du bien-être humain” (Reynolds & Greboval 1988), nourrissant l’espoir chez les gestionnaires de “favoriser” ou de “créer de la biodiversité” en introduisant des ruches.
 Cette démarche, bien que présentée avec des intentions fort louables a priori, n’est pas aussi bénéfique qu’il y paraît.
On sait que dans les milieux semi-naturels qui assurent le maintien des populations d’abeilles sauvages, le rôle pollinisateur des abeilles domestiques est moins utile, voire inutile. Submerger de ruches de tels milieux aboutit à concurrencer dangereusement les abeilles sauvages. L’apiculture, cette exception agricole, revêt plusieurs formes, et si certains avancent qu’il y a autant de conduites apicoles que d’apiculteurs, il est cependant évident que les pratiques apicoles à grande échelle, à forte densité et à visée commerciale (comme les “parrainages” de ruches) ou publicitaire pour les entreprises ou les collectivités sont plus susceptibles d’enfreindre les règles élémentaires de l’équilibre entre les ressources alimentaires florales et les pollinisateurs sauvages. »

Dans les villes, l’implantation de colonies d’abeilles domestiques pose aussi question. A Paris, des institutions emblématiques comme l’Opéra, la Maison de la radio, l’École Normale Supérieure, des universités ont placé quelques ruches sur leurs toits ou au pied de leurs bâtiments. En 2013, la ville de Paris estimait à 300 le nombre de telles ruches, mais depuis 2013 ce chiffre a vraisemblablement encore augmenté et cet engouement pour le « miel de béton » s’est répandu dans de nombreuses autres villes (Montréal, Bruxelles, etc.) et a été relayé par de nombreux particuliers. Tous croient ainsi protéger la biodiversité. Pourtant, une telle densité de colonies pourrait bien au contraire, fragiliser encore davantage la biodiversité en ville. La diversité des abeilles sauvages ne semble pas si faible dans les milieux urbains, et l’implantation de colonies d’abeilles domestiques est faite sans que l’on se soit préoccupé des espèces sauvages qui s’y maintiennent encore. Nous recommandons donc également de limiter ces implantations généralisées en ville tant que des évaluations de la biodiversité des pollinisateurs sauvages et des potentiels effets négatifs des abeilles domestiques sur ceux-ci n’y auront pas été menées. »

Rapport intégral OA_2015_Apis_non_Apis_light-2

Talus raides et murs de torchis

mai1

Un article de Guillaume Lemoine pour mieux connaître et préserver les abeilles qui nichent dans les talus et les murs en torchis

Lemoine 2014 SENF 353

« Older Entries